N° 4  TEXTES EN CONTEXTE | LITTERATURE

N° 2 >

 NOUVEAUTÉS  

 COLLECTIONS

 Lez Valenciennes  
 Recherches Valenciennoises  
 Parcours  
 Hors collection  
 Val & Staps / ValenSciences  
 Echinox  
 Autres  

 Europe(s)  
 Textes en contexte  
 Pratiques et représentations  
 Contrées et Concepts  
 Transports & Mobilités  

 THÈMES

 Art  
 Histoire & Civilisation  
 Littérature  
 Théâtre  

 AUTEURS  

 COMMANDER  

 PRÉSENTATION PUV  
 LIENS  
 LETTRE INFORMATIQUE  
 CONFÉRENCES/ACTIVITÉS  
 CONTACT  

JEAN RAY / THOMAS OWEN – CORRESPONDANCES LITTÉRAIRES



> EXTRAITS

Jean-Louis Etienne

15,5 cm x 23 cm
2016
304 pages - broché
13 9782364240513
Prix € 19

Jean Ray et Thomas Owen... Ce ne sont pas deux vies parallèles que nous donne ici à lire Jean-Louis Etienne, mais deux vies littéraires entremêlées. Cet entrelacement est porteur de sens pour la logique du champ littéraire belge, au gré des pouvoirs associatifs et analogiques, avec en ligne de mire l’imaginaire septentrional. Cette vie associative entre les deux auteurs permet aussi de montrer qu’un texte n’est jamais mort après publication. Non seulement il est revivifié par le lecteur, mais il peut être régénéré par les auteurs eux-mêmes. C’est le cas exemplaire des deux textes ici proposés en fil rouge. Qu’il s’agisse de « La/Le Scolopendre » de Jean Ray, ou d’un texte princeps sur Jean Ray que Thomas Owen ne cesse de reprendre pour le faire évoluer en fonction non des aléas éditoriaux, mais aussi en fonction de l’évolution du champ littéraire et de sa place au sein de ce dernier, on conçoit bien que les textes (ou plutôt, le texte qui devient textes) sont inextricablement liés à leurs contextes.
Difficile, donc, d’en revenir ensuite aux textes sans leur contexte... La critique externe ne peut néanmoins suffire pour retravailler l’apocryphe, pour remplacer des ponts par d’autres sur le plan de l’écriture et de la thématique. Dès lors, le travail de Jean-Louis Etienne vient idéalement s’apparier dans cet ouvrage à l’étude tout aussi précieuse d’Anne Neuschäfer. Si avec Jean-Louis Etienne l’on pouvait voir en un premier temps le lieu de la hantise des fantômes de l’analogie, ce sont les linéaments de ces fantômes qui sont ainsi donnés à voir. Textes, contexte, textes en contexte : dis-moi ce qui te hante, montre-moi comment tu hantes, dis-moi qui tu vas hanter... Thomas Owen et Jean Ray...

Jean-Louis Etienne (Liège, 1965) a publié des articles sur la littérature fantastique et policière dans de nombreuses revues et a dirigé trois recueils d’inédits de Thomas Owen. Conférencier, il a présenté l’œuvre d’Owen, Steeman et Simonin. Il a également collaboré à des expositions entre autres sur Audiard, Capek, Owen et Steeman. Parallèlement, il a été agent commercial en Europe de l’Est durant vingt ans.

> SOMMAIRE
7 Préface par Arnaud Huftier
15 Avant-propos
23 « Le/La Scolopendre » fantastiques métamorphoses d’une nouvelle
29 « Le Scolopendre » par Jean Ray
41 Chronique d’une amitié littéraire
43 Début de siècle
    Des sources d’inspiration différentes
    Les années noires de Raymond De Kremer et les débuts littéraires de Gérald Bertot

59 Premiers contacts
67 L’âge d’or de la littérature d’évasion
    Rendez-vous Rue d’Or
    Jules Stéphane, écrivain et éditeur
    Histoire d’une maison maudite
    La peur est d’essence divine...

110 Les années d’après-guerre
    A la conquête de la France
135 « Jean Ray l’insaisissable » et ses réécritures
    Introduction
    L’écriture fantastique d’Owen au service de la légende
    La reconnaissance passe par les revues littéraires
157 Les années Marabout
    Fantastiqueurs et préfaciers
    Le fantastique remis à l’honneur

183 Au cimetière de Bernkastel avec Thomas Owen
193 Hommages posthumes
    Le fantastique belge chez « Planète »
    Les amateurs de Jean Ray s’organisent

219 L’année du centenaire
225 Interview de Thomas Owen par Marc Bailly et Muriel Briot
    Introduction
    La découverte
    Le grand forban

233 Essai de bibliographie « ray-owenienne »
    À propos de la méthode adoptée
285 Postface
    Entre Jean Ray et Thomas Owen: connivences et différences.
    Du culte de la peur à la hantise du mal. par Anne Neuschäfer